|
INSTALLATION PHOTOGRAPHIQUE - A PARTIR DU 6 OCTOBRE ACCÈS LIBRE (GRAND HALL)
Depuis maintenant trois saisons, Stéphane Baré accompagne la programmation du Carré dont il est devenu le photographe intime. Dans l’obscurité de la salle, en spectacle ou en répétitions, lors des ateliers ou des stages de pratique, il a immortalisé l’ensemble des événements qui a ponctué la vie du Carré. Derrière l’objectif, son œil acéré est rapidement devenu la mémoire de notre théâtre.
Formé à l’école de la photographie de reportage, ce photographe autodidacte a progressivement tourné son regard vers le cirque, la danse, la musique et le théâtre, tout ce qui porte la grâce et l’émotion à travers le mouvement. Depuis, il laisse son œil traîner un peu partout : sur le ring avec les danseurs de Mourad Merzouki, dans les airs avec les circassiens de Cirkus Cirkör, derrière le saxophone d’Archie Shepp, ou encore au cœur de l’antre du Docteur Jekyll…
L’ambition de Stéphane Baré est d’apporter un supplément de vue, comme on pourrait dire un supplément d’âme, en dévoilant une posture, en révélant une harmonie subtile ou une rupture insaisissable. Son regard est celui d’une focale sensible qui densifie l’émotion. Il pratique une photographie de l’instant, disposant d’un très court laps de temps pour le cadrage et la composition. Une photographie qui nécessite une grande intériorisation technique pour donner à l’instinct libre champ. Pour guider le regard, Stéphane Baré aime les faibles profondeurs de champ, les décalages de mise au point. Photographiant à de hautes sensibilités avec une luminosité faible et des contrastes violents, il se joue de la matière, du grain et du flouté de l’image. Captant l’émoi au centre du mouvement, ses prises de vue provoquent un déraillement du quotidien dans lequel se produit l’étonnement.
Pour l’ouverture de cette quatrième saison, Stéphane Baré nous offre une rétrospective en images, tel un album de souvenirs à découvrir entre amis pour partager ensemble une œuvre visuelle de premier plan.

|